Après plus d’un an de bataille, la Demoiselle est toujours en danger d’expulsion, la seule péniche qui n’ai pas été réintégrée sur le Bassin de la Villette, pourquoi? On ne comprend pas.

Un résumé de la situation s’impose :

En mars 2017, la Mairie de Paris reprend la totalité des emplacements des péniches culturelles et nous demande de postuler à un appel à candidature au même titre que de nouveaux projets.

Le 7 Juillet 2017, la réponse de la Mairie tombe comme un couperet : Anako, Cinéma et Demoiselle ne sont pas retenues et sont condamnées à partir le 2 janvier 2018, sans aucune autre proposition d’emplacement.

Après 10 mois de bataille médiatique, Carrefour retire son projet d’épicerie fine (!) et la Mairie ouvre un nouvel emplacement (!). Un 2ème appel à candidature remet en jeu ces 2 emplacements.

Les résultats tombent le 10 janvier 2018. La péniche Demoiselle, la plus discrète et la moins offensive médiatiquement, est définitivement écartée de la course… Nous sommes encore une fois priés de quitter les lieux sans proposition d’emplacement.C’est tout simplement inacceptable !

Mettre en concurrence 3 péniches expulsées pour 2 emplacements… C’est « diviser pour mieux régner ». Alors que nous sommes unis et liés par le même combat… Alors qu’il reste sur le Bassin de la Villette et le Bassin élargit encore 5 à 7 emplacements disponibles.

… Et alors même que les projets accueillis ne concordent pas avec la vie culturelle du Nord-Est parisien et du 19ème, qui sont encore des quartiers au cœur de la diversité. En effet ! Il ne suffit pas de mettre en concurrence des projets qui n’existent pas… et de les parachuter sur un quartier existant… pour prétendre construire ensemble une animation avec les habitants.

Le critère lucratif est privilégié au détriment d’une vraie qualité de projet, d’une vraie diversité culturelle et d’un vrai lien avec le quartier !

Parmi les nouveaux projets figure la péniche « Lili Bouh », un projet de M. Barillet, patron de la Bellevilloise qui dirige déjà 18 entreprises dans Paris… et qui propose un concept parfaitement similaire au nôtre de « Péniche de Bals » ! La leçon est claire, nous ne bénéficions pas des mêmes garanties financières, ni de son chiffre d’affaires.

Eh oui ! Dans les nouvelles conventions d’amarrages, les péniches doivent un loyer mensuel fixe comme jusqu’alors, …augmenté de 4,5% de chiffre d’affaires.

En bref : Virer une association culturelle au profit d’une société ouvrant des lieux culturels à tour de bras dans le tout Paris est inqualifiable… et montre que ce genre d’appel d’offres profite surtout aux grosses structures qui ont les moyens d’y répondre. Depuis le départ, les conditions et modes d’évaluation des dossiers du 1er appel à candidatures son douteuses. Nous avons fait appel de cette décision par voix juridique. Nous sommes déterminés à résister ! Nous irons jusqu’au bout pour sauver ce lieu culturel chaleureux et si particulier; la Demoiselle a besoin de votre soutien à tous pour sauver son existence !

Continuez la lutte à nos côtés, signez et partagez notre pétition, maintenez vos actions et votre aide pour défendre notre existence.

Nous demandons à la Maire de Paris d’apporter une issue heureuse à cette situation qui dure depuis plus d’un an, par la création d’un nouvel emplacement.